Le Groupe d'Intervention Alternative par les Pairs est issu d'un partenariat entre plusieurs
organismes de Montréal oeuvrant auprès des jeunes de la rue. Plus précisément,
sont regroupés au sein du Groupe d'Intervention Alternative par les Pairs des organismes
communautaires et publics ainsi qu'une équipe de six pairs-aidants qui sont d'anciens jeunes
la rue, âgés, en moyenne, entre 18 et 25 ans.
Les organismes partenaires accueillent un pair-aidant au sein de leur organisme en dégageant
un de leurs intervenants pour superviser le pair-aidant dans son travail auprès des jeunes de
la rue. L'organisme permet au pair-aidant de jouer son rôle, lequel est différent, mais
complémentaire à celui des intervenants. Le pair-aidant poursuit les objectifs du G.I.A.P par
une présence significative dans le milieu, par l'organisation d'activités et d'événements
spéciaux ainsi que par l'accompagnement des jeunes de la rue et la référence aux organismes.
Prévenir la transmission du VIH, des ITSS, de l'hépatite C et de réduire les méfaits de l'utilisation
des drogues, de l'injection, l'inhalation et du mode de vie de la rue chez les jeunes en situation
de précarité qui fréquentent les quartiers centraux de Montréal.
Les pairs-aidants sont là pour livrer un message de sensibilisation et de prévention. Les activités
qu'ils proposent vous permettent de bénéficier de leur expérience et de leur expertise dans ce domaine
selon les objectifs suivants :
- Prévention VIH, VHC et ITSS
- Sensibilisation sur la réalité des jeunes de la rue
- Éducation
- Réduction des méfaits liés à la consommation de drogue
- Démystification de la culture de la rue
1) Empowerment (Autonomisation)
Intervention qui vise à soutenir les efforts des personnes et des communautés pour développer ou retrouver
le pouvoir sur leur vie et leur capacité d'action autonome.
2) Réduction des méfaits
La réduction des méfaits liés aux drogues est une approche qui permet de ne pas viser essentiellement l'absence
de consommation de substances pour intervenir auprès de personnes qui en font l'usages, en tenant compte de
la qualité de vie des personnes plutôt que de la consommation de substances comme tel et en visant la diminution
des conséquences néfastes (méfaits) liées à l'usage de drogues tant licites (alcool, médicaments, etc.) qu'illicites
(marijuana, cocaïne, etc.).
3) Approche humanisme
L'approche humanisme considère la condition humaine au dessus de tous. Il est donc primordial que l'être humain puisse
être libre et puisse disposer de sa propre vie afin de se réaliser pleinement. L'intervention humanisme doit donc être
centré sur le respect des objectifs des personnes et considéré que la dignité est la valeur de tous les individus.
4) Respect
L'intervention doit être fait avec respect c'est à dire avec une attitude d'acceptation, de consentement et de considération
dans un rapport d'égalité et de réciprocité.
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