Le Groupe d'Intervention Alternative par les Pairs est issu d'un partenariat entre plusieurs
organismes de Montréal oeuvrant auprès des jeunes de la rue. Plus précisément,
sont regroupés au sein du Groupe d'Intervention Alternative par les Pairs des organismes
communautaires et publics ainsi qu'une équipe de six pairs-aidants qui sont d'anciens jeunes
la rue âgés, à leur embauche, entre 18 et 30 ans.
Les organismes partenaires accueillent un pair-aidant au sein de leur organisme en dégageant
un de leurs intervenants pour accompagner le pair-aidant dans son travail auprès des jeunes de
la rue. L'organisme permet au pair-aidant de jouer son rôle, lequel est différent, mais
complémentaire à celui des intervenants. Le pair-aidant poursuit les objectifs du G.I.A.P par
une présence significative dans le milieu, par l'organisation d'activités et d'événements
spéciaux ainsi que par l'accompagnement des jeunes de la rue et la référence aux organismes.
Mission
La mission du GIAP est de prévenir la transmission du VIH, des ITSS, de l’hépatite C et de réduire les méfaits de l’utilisation des drogues, de l’injection, l’inhalation et du mode de vie de la rue chez les jeunes en situation de précarité qui fréquentent les quartiers centraux de Montréal.
Objectifs
Les résultats visés par l’intervention par les pairs sont de changer les comportements à risque chez les jeunes de la rue de même que de changer les valeurs ou la norme du milieu dans le sens de l’adoption de comportements sécuritaires face aux VIH, VHC, ITSS de même que face à la toxicomanie, à l’injection et au mode de vie de la rue. Par le biais de l’empowerment, il vise la reprise en charge de leur santé globale.
1) Empowerment (Autonomisation)
Approche qui vise à soutenir les efforts des personnes et des communautés pour qu'ils développent ou reprennent le pouvoir
sur leur vie et qu'ils accroissent leur capacité d'action autonome. Cette approche s'applique autant à la population visée
qu'aux membres du GIAP.
2) Réduction des méfaits
Une démarche de santé collective visant à ce que les principaux intéressés puissent développer des moyens de réduire les
conséquences négatives liées à leurs comportements et aux effets pervers des contrôles sur ces comportements, ainsi qu'à
leur mode de vie, face à eux-mêmes, leur entourage et la société, aux plans sanitaire, économique et social.
3) Approche humanisme
L'approche humaniste considère la dignité comme valeur première. Il est donc primordial que l'être humain puisse être libre
et puisse disposer de sa propre vie afin de se réaliser pleinement. L'intervention menée dans le cadre de l'approche humaniste
doit donc prendre la personne où elle est, comme elle est et être centrée sur le respect de ses objectifs et de ses choix, en
considérant qu'elle a les capacités nécessaires en elle pour y arriver.
4) Respect
L'intervention doit être faite avec respect, c'est à dire avec une attitude d'acceptation, de consentement, d'ouverture et de
considération dans un rapport d'égalité et de réciprocité.
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